News

Sort by year 2008 - 2009 - 2010 - 2011 - 2012 - 2013 - 2014 - 2015 - 2016 - 2017 - 2018 - 2019 - 2020 - 2021 - 2022 - 2023 - 2024
BESTIAIRE CHINOIS

BESTIAIRE CHINOIS

Naturalistes ou fantastiques, les animaux chinois jouent la carte du charme sur des vases de porcelaine. L’Asie ouvrira les enchères dès le matin du jeudi 18 avril, avec un thème fréquemment sculpté dans le jade et représenté sur les tabatières, mais bien plus rare sur les vases de l’époque Kangxi : des loirs grimpant à l’assaut des vignes pour goûter à leurs fruits. Couvrant entièrement la panse de la potiche reproduite, rehaussée d’émaux à cinq couleurs («wucai»), ce décor n’est pas seulement séduisant, mais également symbolique. La longévité et l’abondante descendance illustrées par le petit animal sont renforcées par l’évocation de la fertilité masculine, associée aux grappes de raisins et à leurs multiples graines. D’autres animaux sont en vedette sur un vase balustre du début du XVIIIe siècle : un lion et son petit – l’un au pelage frisé, l’autre lisse –, un qilin et un daim. Ils sont respectivement associés à la puissance masculine et à la force de l’empereur, à l’immortalité et à la prospérité. D’un pinceau virtuose, un artiste a peint leurs silhouettes élégantes en détaillant chacun de leurs poils, tandis qu’un autre fait la preuve de l’excellence atteinte pour la cuisson du rouge de cuivre. Apparu sous le règne du premier souverain Ming, le procédé n’a été maîtrisé qu’au XVIIIe siècle. Appliqué sur le biscuit ayant connu une première cuisson, recevant ensuite la couverte, le décor de cuivre, fixé par une seconde cuisson de la pièce, doit recevoir une chaleur homogène pour conserver un rouge lumineux et ne pas virer au brun. Le défi a été relevé sur ce bel objet (h. 27 cm, 5 000/6 000 €). (Dans la Gazette 15 du 11 avril 2024)

Chine, époque Kangxi (1662-1722). Potiche en porcelaine décorée de loirs parmi les vignes, en bleu sous couverte et émaux polychromes dits «wucai», l’épaulement orné d’une frise de glace brisée, col et talon montés en bronze doré postérieurement, h. 37 cm. Estimation : 12 000/15 000 € 

JEUDI 18 AVRIL, SAINT-CLOUD. LE FLOC’H OVV. CABINET PORTIER & ASSOCIÉS.
Read more
L’Inde de Dominique Lapierre

L’Inde de Dominique Lapierre

Grand reporter et auteur de bestsellers, Dominique Lapierre s’est pris de passion pour l’Inde au point d’apprendre le bengali et d’y mener des actions philanthropiques qui lui ont valu de recevoir la médaille Padma Bhushan. L’auteur de La Cité de la joie a naturellement été séduit par cette déesse Durga surnommée Mahishasuramardini («tueuse de démon buffle»). Si puissant qu’il avait vaincu les dieux, Mahisha, le seigneur des démons, plie devant l’énergie féminine de la mère de l’Univers, qui le transperce ici de son trident. Sculptée dans le grès rose entre le VIe et le Xe siècle (51 x 32 cm), elle sera honorée entre 2 000 et 3 000 € à Saint-Cloud, le jeudi 11 avril (Le Floc’h OVV). (Dans la Gazette 14 du 4 avril 2024)
Read more
De la côte de Nuits

De la côte de Nuits

Le vin peut être considéré comme un art de la table, surtout lorsqu’il s’agit de grands crus de la côte de Nuits ! Dimanche 24 mars, à Saint-Cloud, Le Floc’h (M. de Clouet) remontait de la cave deux ensembles de chambertin Clos de Bèze de 1979 et d’Armand Rousseau. Celui constitué de six bouteilles s’en est alléà13335€,celuidecinq,à10414€. Une partie du célèbre service «Harcourt» en cristal de Baccarat (complet pour six convives) convenait parfaitement à la dégustation : il était déposé à 2 794 €. (Dans la Gazette 13 du 28 mars 2024)
Read more
Les photographes adopteront un Rolleiflex

Les photographes adopteront un Rolleiflex

Les photographes adopteront un Rolleiflex Planar 3,5 fabriqué vers 1960, par Franke & Heidecke, avec son flash et un filtre sépia (150/250 €), pour immortaliser un buste de jeune femme taillé dans le marbre blanc au tournant du XXe siècle, gravé Raphaël. Il est à rapprocher de la tête Wicar considérée comme la Joconde du Palais des beaux- arts de Lille (300/500 €). Parmi les jouets, figure un zouave mécanique en position de tireur debout, dû à Alexandre Théroude (600/800 €). Un gant épiscopal en fonte de fer du XIXe siècle, orné d’une croix latine, sera accompagné par sept sculptures de mains. Les amateurs d’art populaire remarqueront un verrou de fût en chêne – bloquant le portillon de façade des foudres –, sculpté d’un décor de dauphins affrontés dans l’Alsace du XVIIIe siècle (200/ 300 €).
Read more
Hermès à Vendôme

Hermès à Vendôme

Non, Hermès ne faisait pas faux bond à son adresse mythique de la rue du Faubourg-Saint-Honoré pour s’installer place Vendôme ! En 1938, Robert Dumas (1898-1978), gendre du fondateur de la maison, fasciné par les ancres de marine, offre le dessin de bijoux constitués de chaînes d’ancre. Ce bracelet en or jaune (l. 22,8 cm, poids 66 g) datant des années 1970 en est une version aux maillons tressés. Appartenant à la collection «Vendôme», il s’inspire des premiers modèles et recevait 19 050 € dimanche 10 mars, à Saint-Cloud, sous le marteau de Le Floc’h. (Dans la gazette 11 du 14 mars 2024)
Read more
Antoinette de Ribes, sculptrice animalière

Antoinette de Ribes, sculptrice animalière

Élève de Paul Landowski et d’Aristide Maillol, Antoinette de Ribes (1892-1973) a également été influencée par François Pompon pour les animaux, dont elle s’est fait une spécialité, fondus dans le bronze ou taillés dans le marbre. Formant vide-poches, cet écureuil art déco aux accents cubistes a quant à lui été fabriqué en métal argenté pour Christofle (10 x 10 cm). Il sera proposé entre 100 et 150 € à Saint-Cloud le dimanche 24, dans une vente consacrée aux arts de la table, débutant à 11 h (Le Floc’h OVV). Le rongeur appartient à la collection « Gallia », du nom d’un alliage métallique innovant permettant d’explorer de nouvelles formes, lancé l’année de l’Exposition universelle de 1900. La sculptrice l’a également décliné en plat à noix, conçu en 1931 pour la maison d’orfèvrerie. (Dans la gazette 11 du 14 mars 2024)
Read more
Collection de Monsieur G.

Collection de Monsieur G.

Réunies par un collectionneur, plus de 300 céramiques et verreries feront varier les styles de 1900 à nos jours le dimanche 3 mars. Un grand vase cylindrique de Sèvres atti- rera l’attention par son décor art déco se détachant en doré sur un fond bleu (voir Gazette n° 8, page 52, 1 500/ 2 000 €), tandis qu’un ensemble fleuri de pièces de forme, fabriquées par Royal Copenhagen, ou encore des assiettes à sujets du XIXe siècle, suivront. Si les grandes signatures verrières seront au rendez-vous, des pièces anonymes atti- reront également l’attention, comme un élégant vase «diabolo», dont le verre clair se pare de jonquilles dorées (40/60 €). Des feuilles de chêne et des glands rehaussés d’or ont été gravés à l’acide sur la panse d’une paire de vases balustres (300/400 €). Une sculpture en verre jaune de Livio Seguso se libèrera des contraintes de la forme (150/200 €).
Le lundi 4 mars dispersera l’ameublement et les objets d’art de M. G., dont l’intérêt pour les matériaux se manifestera à travers des créations gainées de galuchat, des obélisques en pierres dures, ou encore les effets de feuilles d’or sur une suspension à trois disques de métal décroissant, par Castellani & Smith (300/400 €). On retrouvera son goût pour l’entre-deux-guerres dans les quatre panneaux de chêne sculptés et ajourés par Paul Bourde, figurant des personnages symbolisant les quatre éléments (300/400 €), un projet de vitrail au fusain attribué à Jacques Gruber (300/400 €), et une Vue de Tolède peinte par André Maire (3 500/4 000 €). La modernité du trait viendra aussi des dessins d’André Lhote et des abstractions signées Patrick Leroy. (Dans la gazette 9 du 29 février 2024)
 
Read more
Mauboussin et Lenfant

Mauboussin et Lenfant

Proposée entre 5 000 et 7 000 € à Saint-Cloud, le dimanche 10 mars (Le Floc’h OVV), cette parure moderniste en or jaune (poids total 69 g), composée d’un bracelet (18,5 x 0,9 cm) et d’une broche (4 x 3,7 cm), à maillons sculpturaux lisses ou texturés, est due au double talent d’une grande maison et d’un atelier de joaillerie émérite. On retrouve en effet nos bijoux sur une publicité Mauboussin de 1964 (valant alors 7 500 F), et ils portent en outre le poinçon de Georges Lenfant. Répertorié dès 1903, ce dernier a installé son atelier à deux pas de la place Vendôme, et son fils, Jacques, l’a rejoint en 1915. Ils se sont fait remarquer pour l’originalité de leurs lignes et leur travail minutieux de l’or, et ont collaboré avec les plus célèbres enseignes à partir des années 1950. (Dans la gazette 9 du 29 février 2024)
Read more
André Maire à Tolède

André Maire à Tolède

Grâce au prix de la Casa Vélasquez, en 1930,
le peintre a séjourné deux ans en Espagne et trouvé de nouveaux motifs d’inspiration.
Le Centre Pompidou conserve une feuille montrant le même Pont de Tolède depuis un point de vue proche des eaux du Tage, dessiné en 1933 à la mine graphite et sépia, une technique à laquelle André Maire a été initié par Émile Bernard. Quatre ans plus tard, il livre ce tableau de belles dimensions, dont les cou- leurs reprennent les camaïeux de bruns et de gris de son précé- dent dessin. Il s’est fait une spécialité de ces tonalités douces, transposées de ses croquis à ses grandes œuvres sur papier, pein- tures et panneaux décoratifs exposés avec succès dès le début de sa carrière. On retrouve également ici les autres caractéristiques de son style : la clarté de la composition, dont la construction est renforcée par un trait stylisé, et un certain étirement des propor- tions sublimant le réel en lui conférant un aspect intemporel. On ne sera pas surpris que Maire ait été séduit par Tolède, ville de pierre perchée sur un promontoire granitique. Pour en prendre toute la mesure, il s’est posté à sa hauteur, sur la rive opposée dévoilant son enchevêtrement d’édifices serrés dans ses remparts, autour de rues étroites et sinueuses. Enjambant le fleuve du haut de ses 95 mètres, le pont de San Martín, remontant au Moyen Âge, approfondit la perspective qui mène au monastère de San Juan de Los Reyes, érigé par les rois catholiques au XVe siècle, et trônant au centre de la composition. (Dans la gazette 9 du 29 février 2024)
Read more
L’art déco version Sèvres

L’art déco version Sèvres

Comme en témoigne ce grand vase cylindrique proposé entre 1 500 et 2 500 € à Saint-Cloud, le dimanche 3 mars (Le Floc’h OVV), le renouveau de l’art déco a aussi touché la manufacture de Sèvres. Marqué de la lettre «E», correspondant à l’année 1932, l’objet présente un graphisme sobre et rythmé allant de pair avec sa forme épurée : des volutes retiennent des guirlandes de taille décroissante et se détachent en relief doré sur fond bleu (h. 51,5 cm). Alors directeur, Georges Lechevallier-Chevignard (1878-1945) encourage la collaboration avec les artistes, afin de diffuser le savoir-faire français au-delà de nos frontières. Jacques-Émile Ruhlmann, Henri Rapin ou encore Jean-Baptiste Gauvenet ont ainsi régulièrement travaillé avec les ateliers porcelainiers. (Dans la gazette 8 du 22 février 2024)
Read more
Fenêtres ouvertes sur le succès d'Émile Claus

Fenêtres ouvertes sur le succès d'Émile Claus

Un record français était décroché par le peintre belge, lequel a ouvert la Flandre à la lumière. 

Tout était réuni pour que ces Grands arbres devant un béguinage en pays flamand, peints en 1900 par l’artiste belge Émile Claus, séduisent. C’est chose faite avec les 330 200 € obtenus, lui valant un record français (source : Artnet) et une quatrième place sur le podium de son auteur, plutôt rare sur le marché hexagonal. C’est finalement un juste retour des choses car c’est à Paris, où il séjourne à partir de 1889, que l’artiste s’imprègne de la peinture impressionniste – particulièrement celle de Claude Monet – et que grâce au critique d’art et écrivain belge Camille Lemonnier (1844-1913), il est introduit dans le cercle artistique de la capitale et se lie d’amitié avec Henri-Eugène Le Sidaner. Un changement total de style accompagne ces rencontres, le voyant délaisser les portraits réalistes, éclaircir sa palette et concentrer son travail sur les scènes de campagne. La lumière devient dès lors son obsession, traduite par une touche rapide et fractionnée. Lorsqu’il est dans sa région, le peintre vit dans une petite maison ayant une vue magnifique sur la rivière Lys. Le nom de ce havre de paix ? Zonneschijn, c’est à dire « Rayon de soleil »… Émile Claus deviendra le précurseur du mouvement qualifié aujourd’hui de luministe et Camille Lemonnier, décidément promoteur incontournable de son œuvre, écrira à son sujet : « Il avait créé une Flandre des peintres que la peinture ignorait encore ». La seconde partie de l’après-midi affichait une teneur plus classique avec notamment une armoire quadrangulaire en placage d’ébène, ornée de panneaux de laque de Coromandel à motif de scènes palatiales (174 x 148 x 49 cm), de style Louis XVI et fabriquée au XIXe siècle. Un Paysage avec une église romaine (44,5 x 106 cm) d’Hubert Robert (1733-1808), présenté dans un cadre anglais du XIXe siècle, décrochait 19 685 €, le même résultat honorant quatre bas-reliefs en bronze (230 x 60 cm) fondus au début du XXe siècle et représentant les nymphes de la fontaine des Innocents à Paris, d’après Jean Goujon. (Dans la gazette du 8 février 2024, par Anne Doridou-Heim
Read more
En voiture !

En voiture !

Jeudi 25 janvier à Saint-Cloud, chez Le Floc’h (M. Cazenave), les jouets miniatures anciens entraient en scène à toute allure. Produit par la maison allemande fondée par Siegfried Günthermann, un modèle de taxi coupé (l. 25 cm) de 1910, avec toit ouvrant et vitres coulissantes, roulait à 2 921 €. C’est ensuite un ensemble L. R. – les initiales données par Louis Roussy à la marque de trains- jouets qu’il a créée – pour le Rapid, d’écartement O, comprenant deux ponts, deux rampes à systèmes d’accroches, deux gares, des personnages, un hangar, un passage à niveau entre autres
qui faisait mouche à 2 794 €. (Dans la Gazette Drouot du vendredi 2 février 2024) 
Read more
Émile Claus, « peintre du soleil »

Émile Claus, « peintre du soleil »

En 1900, le luministe belge a signé cette vue de béguinage, conservée dans la même famille depuis trois générations.

Une sensation de chaleur se dégage de ce tableau, où la juxtaposition des coups de pinceau crée des étincelles de soleil sur les feuillages et les troncs. Elles se propagent jusqu’au sol pour y chasser l’ombre. Émile Claus est décidément le maître du luminisme, variante belge de l’impressionnisme, qu’il a découvert à l’occasion de plusieurs séjours à Paris, où il a loué un atelier entre 1889 et 1892. Alors qu’il s’était fait connaître pour le réalisme quasi photographique de son Combat de coqs en Flandre, exposé dans la capitale en 1882, Claus libère son pinceau en découvrant le travail de Monet, dont il étudie la technique et les jeux chromatiques. Il est également influencé par Pissarro, Sisley et Le Sidaner, avec lequel il devient ami. Faisant sien le défi de représenter la lumière, il délaisse les sujets narratifs pour se consacrer aux paysages des Flandres, comme en témoigne cette toile de 1900, montrant un béguinage typique de son pays.
Ce terme désigne un regroupement de maisonnettes accueillant des femmes ou des hommes célibataires ou veufs ayant décidé de vivre en communauté pieuse, selon un concept né à Lièges au XIIe siècle. Le but de l’artiste n’est pas de jouer la carte du pittoresque, maisbien de mettre couleur et lumière en scène. Le même vert anime ainsi les encadrements de fenêtres, les feuilles, la mousse des troncs et l’herbe transparaissant sous les feuilles. Dans un chatoyant contraste rehaussé par le soleil, leurs rousseurs renvoient aux tons en camaïeu de la terre, et à la teinte brique des murs et des toitures.
Quatre ans après ce séduisant exercice de style, Claus est à l’initiative de la création du cercle Vie et lumière. La critique ne tarit pas d’éloges pour le chef de file du luminisme, qui connaît la consécration à cette époque.

DIMANCHE 4 FÉVRIER, SAINT-CLOUD. LE FLOC’H OVV.

Émile Claus (1849-1924), Grands arbres devant un béguinage en pays flamand, huile sur toile signée, datée «Oktober JJ» pour «Octobre 1900», 81 x 117 cm. 
Estimation : 50 000/100 000 €
Dans LA GAZETTE DROUOT N° 4 DU 26 JANVIER 2024
Read more
Nécessaire de voyage

Nécessaire de voyage

Au XIXè siècle, il n’était pas question d’être pris au dépourvu en voyage… En témoigne ce coffret de nécessaire, en palissandre, garni de filets et de bordures en laiton, présenté entre 600 et 800 € à Saint-Cloud, le jeudi 25 (Le Floc’h OVV). Outre un miroir amovible, il contient des accessoires en cristal, vermeil et métal, comptant neuf flacons, une petite casserole, une lampe à huile, un plateau avec deux boîtes, des couverts et un tire-bouchon, mais aussi des ustensiles de couture et de toilette en métal argenté, accompagnés d’une boîte en ébène et nacre sur un second plateau. Un troisième accueille trois brosses aux manches en ébène. Les poinçons vieillard 1er et 2e titre ont été apposés ainsi que le poinçon de moyenne et grosse garantie de Paris pour 1819-1838.
(Dans la Gazette Drouot n°3 du 18 janvier 2023)
Read more