Lumière sur Martin et Guillaumin
Salués pour leurs paysages, ces postimpressionnistes montaient sur le podium aux côtés de Lebasque. Henri Martin et Armand Guillaumin (1841-1927) étaient représentés par leurs paysages de prédilection. Avec Le Pont de Labastide-du-Vert, décroché à 38 210 € (reproduit ci-contre), le premier montre sa sensibilité pour une campagne méridionale façonnée par l’homme, dont les architectures se dressent dans des écrins de verdure. Empruntant aux techniques divisionniste et impressionniste, il juxtapose et superpose de vigoureuses petites touches nuancées, sculptant et animant sa composition, sobre et rigoureusement construite. Ayant fait du Quercy sa terre d’élection, il acquiert une maison dans cette commune rurale en 1900 après avoir quitté un autre village pittoresque, Saint-Cirq-Lapopie. Le Lot en crue (85 x 73 cm, voir Gazette n° 34, page 42), qui avait également retenu son pinceau, ne trouvait pas preneur. Armand Guillaumin a quant à lui passé le plus clair de son temps dans la Creuse, entre 1892 et 1924. Peignant chaque jour et en toute saison, il en traduisait les effets d’atmosphère dans Crozant – La roche de l’Écho, brouillard (54 x 65 cm - Voir Gazette susmentionnée, page 38), une toile aux tonalités aussi douces qu’audacieuses emportée pour 48 260 €. Une gamme de couleurs similaires met en lumière le Portrait de Marthe au chapeau mauve (55 x 46 cm), signé Henri Lebasque (1865-1937) vers 1925, et salué à 29 210 €.
Dans La Gazette du Jeudi 16 octobre 2025.