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CARLO ZINELLI

CARLO ZINELLI


Pendant la Seconde Guerre mondiale, Carlo Zinelli intègre la section des chasseurs alpins. Cet épisode va révéler sa schizophrénie paranoïde. Il est interné à l’hôpital psychiatrique de Vérone et s’y exprime en peignant les murs... ce qui pousse l’établissement à ouvrir un atelier d’art thérapie. Son œuvre est soutenue par son psychiatre, le professeur Vittorino Andreoli. C’est par son intermédiaire qu’il est collectionné par Jean Dubuffet, l’inventeur du terme d’Art brut et dont la collection constitue le noyau de la Collection du Musée de l’Art Brut de Lausanne. En tant que figure majeure de l’Art brut, à l’instar d’Aloïse Corbaz, Augustin Lesage, Henry Darger ou encore Adolf Wölfi, il est aussi présent dans les collections du Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut de Lille (LaM).
Notre œuvre présente les caractéristiques des productions de Zinelli des années 1960 : la profusion du motif et sa superposition. Ici la figure masculine au chapeau, récurrente dans son œuvre, est jointe à une femme portant la jupe sous le genou et tenant un sac à main. Tels des spectres humanoïdes, debouts et en marche, ils évoquent un théâtre d’ombres tout droit issu des chemins de traverse empruntés par l’artiste.

Carlo ZINELLI (1916-1974). 
Sans titre. 
Gouache sur papier. 
Haut. : 50 cm - Larg. : 70 cm

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PARAVENT

PARAVENT "CARPES" - JEAN DUNAND


Attiré par les arts décoratifs, Jean Dunand s’oriente au début du XXe siècle vers la dinanderie. En 1912, il s’intéresse à l’art du laque et commence sa formation auprès du maître japonais Seizo Sugawara, qui a déjà formé Eileen Gray. Son art est tiré de la technique asiatique. La sève végétale est mêlée à des pigments et d’autres matériaux. La première couche est posée sur un support, laissée séchée pendant plusieurs jours dans un endroit humide, poncée, avant de répéter l’opération, parfois une dizaine de fois.
En 1921, il présente ses premiers panneaux, paravents et meubles à la galerie Georges Petit. Ce puissant acteur du marché de l’art français depuis la fin du XIXe siècle, est un grand promoteur des impressionnistes et le rival de Paul Durand-Ruel. Le succès ne se fait pas attendre, ce qui lui vaut de prestigieuses commandes, notamment des panneaux pour le décor intérieur des paquebots Atlantique et Normandie, ou encore pour le Palais de la Porte Dorée. La reconnaissance est telle que Jean Dunand est nommé président de la section Laque de l’Exposition internationale de Paris en 1939.
Sur nos œuvres, le thème des poissons nageant dans les fonds marins entre les rayons lumineux rappelle l’influence japoniste et évoque certains dessins de la Manga d’Hokusai. Les écailles dorées et scintillantes de cette nage sereine sont suggérées par une variation de motifs et de lignes géométriques, remémorant les somptueux vases en dinanderie de l'artiste.

Jean DUNAND (1877-1942).
Paravent « Carpes » à deux feuilles en laque noire. Décor à l’argent et à l’or de carpes et plantes aquatiques. 
Signé en creux en bas à gauche de l’une des feuilles. 
1928.
Haut. : 192 cm - Larg. : 80 cm (chaque)

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TÊTE DE JEUNE FEMME - VU CAO DAM

TÊTE DE JEUNE FEMME - VU CAO DAM


Vu Cao Dam nait le 8 janvier 1908 à Hanoï, la capitale du Tonkin. Il grandit au sein d’une famille convertie au catholicisme depuis le XVIIIe siècle et son père, qui parle admirablement bien français, est envoyé à Paris lors de l’Exposition Universelle de 1889. Ce dernier fonde et dirige l’École des interprètes de Hanoï qui forme les mandarins du régime colonial. C’est donc au sein de cet univers privilégié, où la calligraphie chinoise imprègne le quotidien, qu’évolue Vu Cao Dam. En 1926 il intègre la deuxième promotion de l’École des Beaux-Arts d’Hanoï alors dirigée par le peintre Victor Tardieu. Il y côtoie Mai Trung Thu, Nguyen Phan Chanh, Le Pho et apprend les techniques académiques occidentales grâce aux leçons de décoration du peintre Joseph Inguimberty ou d’anatomie du Docteur Phénix. Son aisance dans le modelé est rapidement remarquée par Victor Tardieu qui l’encourage à intégrer la toute nouvelle section « sculpture » de l’école et n’hésite pas à l’envoyer à Paris où il expose ses œuvres en bronze au Pavillon d’Angkor lors de l’Exposition coloniale Internationale de 1931. Après des études à l’École du Louvre où il admire les primitifs italiens mais aussi les apports des peintres impressionnistes et post-impressionnistes, il découvre les œuvres de Rodin, Charles Despiau ou Giacometti. Les réquisitions en bronze de la Seconde guerre mondiale poussent le jeune artiste à utiliser d’autres matériaux comme la terre cuite qu’il façonne avec beaucoup de sensibilité. C’est à cette époque qu’il produit ses plus belles pièces, qu’il qualifie « d’œuvres uniques ». En figeant dans la glaise la silhouette gracile des tonkinoises il crée un lien profond entre les dames de cour chinoises de l’époque Tang et les vierges à l’Enfant de la culture européenne. Les traces de modelage laissées saillantes trahissent la modernité de l’acte créatif alors que les rehauts de couleurs soulignent la finesse et la sérénité du visage. Ces bustes se transforment alors en allégorie du Tonkin, où tradition et modernité s’affrontent paisiblement. En 1946, Vu Cao Dam est l’artiste vietnamien le plus en vue de Paris. Il profite de sa notoriété pour rencontrer Ho Chi Minh alors président de la nouvelle République et fige pour l’Histoire la nouvelle figure du Vietnam.

VU CAO DAM (1908-2000). 
Tête de jeune femme. 
Terre cuite patinée signée à l'encre sur la chevelure dans la nuque. 
Haut. : 21 cm - Larg. : 12 cm - Prof. : 12 cm 
Socle en bois d'origine.

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LUCIEN ROLLIN ARCHITECTE DÉCORATEUR

LUCIEN ROLLIN ARCHITECTE DÉCORATEUR


L'univers de Lucien Rollin Architecte-décorateur (1906-1993).

Né de parents tapissiers-décorateurs en 1906, Lucien Rollin développe dès son plus jeune âge son goût pour les arts décoratifs. Il intègre la prestigieuse École Boulle en 1919 à treize ans, il est alors l’un des plus jeunes étudiants jamais reçu.
Son diplôme en poche, il intègre en 1923 l’atelier de Jacques Émile Ruhlmann comme dessinateur. A ses côtés, il participe à l’élaboration de l’Hôtel du Collectionneur à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes de 1925, avant de poursuivre sa formation à l’École des Beaux-Arts de Paris. Il passe deux ans dans le cabinet de l’architecte Michel Roux-Spitz puis ouvre en 1928 son propre atelier-studio en tant qu’architecte décorateur. Tous les ans, il se présente au Salon d’Automne et au Salon des Artistes Décorateurs et assoie lors de ces évènements sa qualité de créateur indépendant.

Dans la lignée de Ruhlmann et influencé par Frank Lloyd Wright qu’il admire, Lucien Rollin est remarqué pour l’épure et la légèreté des lignes qu’il emploie. Si ces maîtres contemporains sont ses mentors, il souligne l’importance de l’étude du siège occidental des époques passées pour ses créations, et cite les modèles des ébénistes Delanois, Foliot, Tillard ou encore le fauteuil en marbre du théâtre de Dionysos à Athènes.

Dans son atelier de la rue des Perchamps, ses créations côtoient les œuvres de ses amis, les sculptures de François Pompon, les dessins de Paul Jouve, les ferronneries de Gilbert Poillerat avec qui il travaille en collaboration sur de nombreux projets.
Dans son entourage, Lucien Rollin compte également Charles Despiau, Charles Dufresne, Edmond Céria, Jean Lurçat, Marcel Gromaire, Claude Domec, Jean Martin Roch ou encore Jacques Hérold. Des amitiés artistiques dont les œuvres accompagnent l’ensemblier-décorateur au quotidien.

En 1933, il est envoyé par le Gouvernement Français à l’exposition « Century of Progress» de Chicago. Ce voyage le convainc de déployer sa carrière des deux côtés de l’Atlantique. Aux États-Unis, le succès est retentissant, Lucien Rollin incarne l’Art décoratif moderne et le génie créateur français. Cette réception sera consacrée par le Grand Prix qu’il emporte à l’Exposition Internationale de Paris en 1937.
Tout au long des années 1930 et 1940, Lucien Rollin reçoit de prestigieuses commandes, notamment le mobilier des cabines du paquebot Normandie, la décoration de l’Hôtel de ville d’Aubusson, ainsi que
la commande du Mobilier national pour les bureaux de fonction du Maréchal de Lattre de Tassigny à l’Hôtel des Invalides et pour l’Élysée. Ces commandes officielles sont un véritable accomplissement témoignant de la haute qualité de ses réalisations. Ses œuvres intemporelles sont d’ailleurs rééditées depuis 1998 aux Etats-Unis par la société William Switzer Associates et une exposition dédiée à son œuvre est actuellement en préparation.

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OBJETS PHARES - VENTE DE TABLEAUX, MOBILIER & OBJETS D'ART

OBJETS PHARES - VENTE DE TABLEAUX, MOBILIER & OBJETS D'ART


Présentation vidéo des objets phares de notre vente Tableaux, mobilier & objets d'art du dimanche 17 février 2019. 


Pendule automate en bronze patiné ciselé et doré, sommée d'un trois mâts pris dans la tempête, dominé par un phare, les vagues démontées activées mécaniquement. Le cadran guilloché d'une rosace est ceint d'une couronne de roseaux et accosté de dauphins menaçants (rayure). Le mouvement signé LEGRAND.
Époque Restauration.
Haut. : 46,5 cm - Larg. : 36 cm - Prof. : 17 cm
Dim. totales : Haut. : 65 cm - Larg. : 40 cm - Prof. : 23 cm

Pendule veilleuse en bronze ciselé et doré, le cadran circulaire en métal argenté ajouré indique les heures par des chiffres romains. L'heure apparait grâce à une lucarne éclairante. La monture rocaille repose sur trois volutes fortement mouvementées soutenus par une terrasse ajourée (manque le lanternon et une aiguille fixe). Signée De Beu à Paris.
Époque Louis XV.
Haut. : 35,5 cm - Larg. : 19 cm - Prof. : 18,5 cm
Jacques De Beu présenta son chef-d'oeuvre en 1741

LOUIS VUITTON.
Nécessaire à cocktail de voyage dans sa mallette en cuir havane (griffures), avec sa housse protectrice, l'intérieur à compartiments tendu de cuir noir comprenant les différents éléments frappés d'une couronne vicomtale en métal argenté (désargenté) et cristal dont : deux carafes, deux flacons, un shaker avec presse-agrumes, un seau à glace isotherme, un plateau rectangulaire, une cuiller à cocktail, deux gobelets, une saupoudreuse (il manque l'un des éléments). Muni de ses deux clefs.
Maître-orfèvre : Anaïs RULANCE.
XXe siècle.

Piano quart de queue en palissandre et placage de palissandre, il repose sur trois larges pieds en gaine, signé GAVEAU, Paris, modèle 2 et numéroté 81244.
1927. 
Haut. : 101 cm - Larg. : 170 cm - Prof. : 153 cm
On joint un tabouret de piano à assise réglable.

Reportage réalisé par BFM TV - Chronique "Chercheurs d'Art" de Olivier de Rincquesen

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TABLEAUX PHARES - VENTE TABLEAUX, MOBILIER & OBJETS D'ART

TABLEAUX PHARES - VENTE TABLEAUX, MOBILIER & OBJETS D'ART


Présentation vidéo des tableaux phares de notre vente Tableaux, mobilier & objets d'art du dimanche 17 février 2019. 


Miguel Jacinto MELÉNDEZ (Oviedo, 1679 - Madrid, 1734).
Portrait du roi Philippe V.
Toile (restaurations anciennes). 
Haut. : 126 cm - Larg. : 104 cm

Pierre-Auguste RENOIR (Limoges, 1841 - Cagnes-sur-mer, 1919).
Paysage du midi vers 1910 ou Le Jardin des Collettes à Cagnes-sur-Mer.
Huile sur toile portant le cachet de la signature en bas à droite.
Haut. : 29 cm - Larg. : 44 cm

Pierre-Auguste RENOIR (Limoges, 1841 - Cagnes-sur-mer, 1919).
Paysage aux arbres.
Huile sur toile portant le cachet du monogramme en bas à gauche.
Haut. : 29 cm - Larg. : 18 cm 

PHAM HAU (1903-1995).
Harde de cerfs en pleine jungle.
Triptyque en laque noire, brune, or, rouge, incrustée de nacre, signé et cacheté en bas à droite.
Haut. : 80 cm - Larg. : 240 cm

Marie LAURENCIN (Parius, 1883 - Paris, 1956)
Denyse de Laittre, vers 1946
Huile sur toile signée en haut à droite.
Haut. : 45 cm – Larg. : 36 cm

Francis PICABIA (Paris, 1879 - Paris, 1953).
Lever du soleil, bords du Loing 1905.
Huile sur toile signée et datée en bas à droite.
Haut. : 66 cm - Larg. : 81 cm

Léonard Tsuguharu FOUJITA (Tokyo, 1886- Zurich, 1968).
Jardin du Luxembourg, circa 1917.
Huile sur toile signée en bas à droite et signé en japonais : « Foujita » et située : « Paris ». Au dos porte des étiquettes manuscrites « II, Foujita, Luxembourg » et sur le devant du cadre porte une étiquette avec un numéro 25.
Haut. : 33 cm - Larg. : 41 cm

Manufacture BRAQUENIÉ & Cie.
Homme au turban et soldat oriental au manteau rouge.
Paire de tapisseries montées sur châssis, l'un signé en bas à gauche après 1876.
Haut. : 146 cm - Larg. : 82 et 95,5 cm

Reportage réalisé par BFM TV - Chronique "Chercheurs d'Art" de Olivier de Rincquesen

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