LUXE, CALME ET VOLUPTÉ, VERSION JEAN-RENÉ DEBARRE

Si le sculpteur n’est pas le plus connu de ceux des années 1930, ce bas-relief de belle taille révèle une personnalité en phase avec son époque. Jean-René Debarre a été longtemps professeur de sculpture à l’école Boulle avant de s’autoriser à se consacrer pleinement à son art. Il ne s’y autorisera qu’à partir de 1932, et à la faveur d’un succès à un concours organisé par la Fondation américaine Blumenthal pour la Pensée et l’Art français. Il en sort lauréat et installe son atelier près de Denfert-Rochereau, un quartier qui abrite nombre de ses confrères et consœurs. N’aimant pas la facilité, il ne se contente pas de la sculpture de chevalet, dans laquelle pourtant il excelle, et se lance dans la réalisation de décorations murales d’importance pour des particuliers ou des lieux publics. C’est lui qui exécute  le bas-relief L’Architecte civil du palais de Chaillot lors de l’Exposition universelle de 1937 – consacrant selon les mots de Paul Léon, « l’union de l’architecture et des arts décoratifs », puis en 1950 toute la décoration sculptée du nouveau théâtre Comœdia édifié à Brest, ville en pleine reconstruction. Il livrera également à la manufacture de Sèvres nombre de modèles d’animaux et de figurines qui seront transcrits en céramique vernissée. Tous, à l’image de ce bas-relief en plâtre à badigeon légèrement brun, présentant une femme nue allongée sur fond de végétation luxuriante, trahissent le style des années 1930-1940. Cette pièce provient de la famille de Pierre Petit, l’un de ses amis architectes, pour la villa duquel, il avait fourni des éléments décoratifs.  

DIMANCHE 22 MARS. SAINT-CLOUD. LE FLOC’H OVV. M. MAURY.
Jean-René Debarre (1907-1968), bas-relief en plâtre original à badigeon légèrement brun, à décor d’une femme nue allongée sur fond de végétation luxuriante, 1933, 104 x 264 x 7 cm. 
Estimation : 10 000/15 000 €