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BESTIAIRE CHINOIS

BESTIAIRE CHINOIS

Naturalistes ou fantastiques, les animaux chinois jouent la carte du charme sur des vases de porcelaine. L’Asie ouvrira les enchères dès le matin du jeudi 18 avril, avec un thème fréquemment sculpté dans le jade et représenté sur les tabatières, mais bien plus rare sur les vases de l’époque Kangxi : des loirs grimpant à l’assaut des vignes pour goûter à leurs fruits. Couvrant entièrement la panse de la potiche reproduite, rehaussée d’émaux à cinq couleurs («wucai»), ce décor n’est pas seulement séduisant, mais également symbolique. La longévité et l’abondante descendance illustrées par le petit animal sont renforcées par l’évocation de la fertilité masculine, associée aux grappes de raisins et à leurs multiples graines. D’autres animaux sont en vedette sur un vase balustre du début du XVIIIe siècle : un lion et son petit – l’un au pelage frisé, l’autre lisse –, un qilin et un daim. Ils sont respectivement associés à la puissance masculine et à la force de l’empereur, à l’immortalité et à la prospérité. D’un pinceau virtuose, un artiste a peint leurs silhouettes élégantes en détaillant chacun de leurs poils, tandis qu’un autre fait la preuve de l’excellence atteinte pour la cuisson du rouge de cuivre. Apparu sous le règne du premier souverain Ming, le procédé n’a été maîtrisé qu’au XVIIIe siècle. Appliqué sur le biscuit ayant connu une première cuisson, recevant ensuite la couverte, le décor de cuivre, fixé par une seconde cuisson de la pièce, doit recevoir une chaleur homogène pour conserver un rouge lumineux et ne pas virer au brun. Le défi a été relevé sur ce bel objet (h. 27 cm, 5 000/6 000 €). (Dans la Gazette 15 du 11 avril 2024)

Chine, époque Kangxi (1662-1722). Potiche en porcelaine décorée de loirs parmi les vignes, en bleu sous couverte et émaux polychromes dits «wucai», l’épaulement orné d’une frise de glace brisée, col et talon montés en bronze doré postérieurement, h. 37 cm. Estimation : 12 000/15 000 € 

JEUDI 18 AVRIL, SAINT-CLOUD. LE FLOC’H OVV. CABINET PORTIER & ASSOCIÉS.
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L’Inde de Dominique Lapierre

L’Inde de Dominique Lapierre

Grand reporter et auteur de bestsellers, Dominique Lapierre s’est pris de passion pour l’Inde au point d’apprendre le bengali et d’y mener des actions philanthropiques qui lui ont valu de recevoir la médaille Padma Bhushan. L’auteur de La Cité de la joie a naturellement été séduit par cette déesse Durga surnommée Mahishasuramardini («tueuse de démon buffle»). Si puissant qu’il avait vaincu les dieux, Mahisha, le seigneur des démons, plie devant l’énergie féminine de la mère de l’Univers, qui le transperce ici de son trident. Sculptée dans le grès rose entre le VIe et le Xe siècle (51 x 32 cm), elle sera honorée entre 2 000 et 3 000 € à Saint-Cloud, le jeudi 11 avril (Le Floc’h OVV). (Dans la Gazette 14 du 4 avril 2024)
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Les photographes adopteront un Rolleiflex

Les photographes adopteront un Rolleiflex

Les photographes adopteront un Rolleiflex Planar 3,5 fabriqué vers 1960, par Franke & Heidecke, avec son flash et un filtre sépia (150/250 €), pour immortaliser un buste de jeune femme taillé dans le marbre blanc au tournant du XXe siècle, gravé Raphaël. Il est à rapprocher de la tête Wicar considérée comme la Joconde du Palais des beaux- arts de Lille (300/500 €). Parmi les jouets, figure un zouave mécanique en position de tireur debout, dû à Alexandre Théroude (600/800 €). Un gant épiscopal en fonte de fer du XIXe siècle, orné d’une croix latine, sera accompagné par sept sculptures de mains. Les amateurs d’art populaire remarqueront un verrou de fût en chêne – bloquant le portillon de façade des foudres –, sculpté d’un décor de dauphins affrontés dans l’Alsace du XVIIIe siècle (200/ 300 €).
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De la côte de Nuits

De la côte de Nuits

Le vin peut être considéré comme un art de la table, surtout lorsqu’il s’agit de grands crus de la côte de Nuits ! Dimanche 24 mars, à Saint-Cloud, Le Floc’h (M. de Clouet) remontait de la cave deux ensembles de chambertin Clos de Bèze de 1979 et d’Armand Rousseau. Celui constitué de six bouteilles s’en est alléà13335€,celuidecinq,à10414€. Une partie du célèbre service «Harcourt» en cristal de Baccarat (complet pour six convives) convenait parfaitement à la dégustation : il était déposé à 2 794 €. (Dans la Gazette 13 du 28 mars 2024)
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Hermès à Vendôme

Hermès à Vendôme

Non, Hermès ne faisait pas faux bond à son adresse mythique de la rue du Faubourg-Saint-Honoré pour s’installer place Vendôme ! En 1938, Robert Dumas (1898-1978), gendre du fondateur de la maison, fasciné par les ancres de marine, offre le dessin de bijoux constitués de chaînes d’ancre. Ce bracelet en or jaune (l. 22,8 cm, poids 66 g) datant des années 1970 en est une version aux maillons tressés. Appartenant à la collection «Vendôme», il s’inspire des premiers modèles et recevait 19 050 € dimanche 10 mars, à Saint-Cloud, sous le marteau de Le Floc’h. (Dans la gazette 11 du 14 mars 2024)
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Antoinette de Ribes, sculptrice animalière

Antoinette de Ribes, sculptrice animalière

Élève de Paul Landowski et d’Aristide Maillol, Antoinette de Ribes (1892-1973) a également été influencée par François Pompon pour les animaux, dont elle s’est fait une spécialité, fondus dans le bronze ou taillés dans le marbre. Formant vide-poches, cet écureuil art déco aux accents cubistes a quant à lui été fabriqué en métal argenté pour Christofle (10 x 10 cm). Il sera proposé entre 100 et 150 € à Saint-Cloud le dimanche 24, dans une vente consacrée aux arts de la table, débutant à 11 h (Le Floc’h OVV). Le rongeur appartient à la collection « Gallia », du nom d’un alliage métallique innovant permettant d’explorer de nouvelles formes, lancé l’année de l’Exposition universelle de 1900. La sculptrice l’a également décliné en plat à noix, conçu en 1931 pour la maison d’orfèvrerie. (Dans la gazette 11 du 14 mars 2024)
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Collection de Monsieur G.

Collection de Monsieur G.

Réunies par un collectionneur, plus de 300 céramiques et verreries feront varier les styles de 1900 à nos jours le dimanche 3 mars. Un grand vase cylindrique de Sèvres atti- rera l’attention par son décor art déco se détachant en doré sur un fond bleu (voir Gazette n° 8, page 52, 1 500/ 2 000 €), tandis qu’un ensemble fleuri de pièces de forme, fabriquées par Royal Copenhagen, ou encore des assiettes à sujets du XIXe siècle, suivront. Si les grandes signatures verrières seront au rendez-vous, des pièces anonymes atti- reront également l’attention, comme un élégant vase «diabolo», dont le verre clair se pare de jonquilles dorées (40/60 €). Des feuilles de chêne et des glands rehaussés d’or ont été gravés à l’acide sur la panse d’une paire de vases balustres (300/400 €). Une sculpture en verre jaune de Livio Seguso se libèrera des contraintes de la forme (150/200 €).
Le lundi 4 mars dispersera l’ameublement et les objets d’art de M. G., dont l’intérêt pour les matériaux se manifestera à travers des créations gainées de galuchat, des obélisques en pierres dures, ou encore les effets de feuilles d’or sur une suspension à trois disques de métal décroissant, par Castellani & Smith (300/400 €). On retrouvera son goût pour l’entre-deux-guerres dans les quatre panneaux de chêne sculptés et ajourés par Paul Bourde, figurant des personnages symbolisant les quatre éléments (300/400 €), un projet de vitrail au fusain attribué à Jacques Gruber (300/400 €), et une Vue de Tolède peinte par André Maire (3 500/4 000 €). La modernité du trait viendra aussi des dessins d’André Lhote et des abstractions signées Patrick Leroy. (Dans la gazette 9 du 29 février 2024)
 
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André Maire à Tolède

André Maire à Tolède

Grâce au prix de la Casa Vélasquez, en 1930,
le peintre a séjourné deux ans en Espagne et trouvé de nouveaux motifs d’inspiration.
Le Centre Pompidou conserve une feuille montrant le même Pont de Tolède depuis un point de vue proche des eaux du Tage, dessiné en 1933 à la mine graphite et sépia, une technique à laquelle André Maire a été initié par Émile Bernard. Quatre ans plus tard, il livre ce tableau de belles dimensions, dont les cou- leurs reprennent les camaïeux de bruns et de gris de son précé- dent dessin. Il s’est fait une spécialité de ces tonalités douces, transposées de ses croquis à ses grandes œuvres sur papier, pein- tures et panneaux décoratifs exposés avec succès dès le début de sa carrière. On retrouve également ici les autres caractéristiques de son style : la clarté de la composition, dont la construction est renforcée par un trait stylisé, et un certain étirement des propor- tions sublimant le réel en lui conférant un aspect intemporel. On ne sera pas surpris que Maire ait été séduit par Tolède, ville de pierre perchée sur un promontoire granitique. Pour en prendre toute la mesure, il s’est posté à sa hauteur, sur la rive opposée dévoilant son enchevêtrement d’édifices serrés dans ses remparts, autour de rues étroites et sinueuses. Enjambant le fleuve du haut de ses 95 mètres, le pont de San Martín, remontant au Moyen Âge, approfondit la perspective qui mène au monastère de San Juan de Los Reyes, érigé par les rois catholiques au XVe siècle, et trônant au centre de la composition. (Dans la gazette 9 du 29 février 2024)
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Mauboussin et Lenfant

Mauboussin et Lenfant

Proposée entre 5 000 et 7 000 € à Saint-Cloud, le dimanche 10 mars (Le Floc’h OVV), cette parure moderniste en or jaune (poids total 69 g), composée d’un bracelet (18,5 x 0,9 cm) et d’une broche (4 x 3,7 cm), à maillons sculpturaux lisses ou texturés, est due au double talent d’une grande maison et d’un atelier de joaillerie émérite. On retrouve en effet nos bijoux sur une publicité Mauboussin de 1964 (valant alors 7 500 F), et ils portent en outre le poinçon de Georges Lenfant. Répertorié dès 1903, ce dernier a installé son atelier à deux pas de la place Vendôme, et son fils, Jacques, l’a rejoint en 1915. Ils se sont fait remarquer pour l’originalité de leurs lignes et leur travail minutieux de l’or, et ont collaboré avec les plus célèbres enseignes à partir des années 1950. (Dans la gazette 9 du 29 février 2024)
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L’art déco version Sèvres

L’art déco version Sèvres

Comme en témoigne ce grand vase cylindrique proposé entre 1 500 et 2 500 € à Saint-Cloud, le dimanche 3 mars (Le Floc’h OVV), le renouveau de l’art déco a aussi touché la manufacture de Sèvres. Marqué de la lettre «E», correspondant à l’année 1932, l’objet présente un graphisme sobre et rythmé allant de pair avec sa forme épurée : des volutes retiennent des guirlandes de taille décroissante et se détachent en relief doré sur fond bleu (h. 51,5 cm). Alors directeur, Georges Lechevallier-Chevignard (1878-1945) encourage la collaboration avec les artistes, afin de diffuser le savoir-faire français au-delà de nos frontières. Jacques-Émile Ruhlmann, Henri Rapin ou encore Jean-Baptiste Gauvenet ont ainsi régulièrement travaillé avec les ateliers porcelainiers. (Dans la gazette 8 du 22 février 2024)
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Fenêtres ouvertes sur le succès d'Émile Claus

Fenêtres ouvertes sur le succès d'Émile Claus

Un record français était décroché par le peintre belge, lequel a ouvert la Flandre à la lumière. 

Tout était réuni pour que ces Grands arbres devant un béguinage en pays flamand, peints en 1900 par l’artiste belge Émile Claus, séduisent. C’est chose faite avec les 330 200 € obtenus, lui valant un record français (source : Artnet) et une quatrième place sur le podium de son auteur, plutôt rare sur le marché hexagonal. C’est finalement un juste retour des choses car c’est à Paris, où il séjourne à partir de 1889, que l’artiste s’imprègne de la peinture impressionniste – particulièrement celle de Claude Monet – et que grâce au critique d’art et écrivain belge Camille Lemonnier (1844-1913), il est introduit dans le cercle artistique de la capitale et se lie d’amitié avec Henri-Eugène Le Sidaner. Un changement total de style accompagne ces rencontres, le voyant délaisser les portraits réalistes, éclaircir sa palette et concentrer son travail sur les scènes de campagne. La lumière devient dès lors son obsession, traduite par une touche rapide et fractionnée. Lorsqu’il est dans sa région, le peintre vit dans une petite maison ayant une vue magnifique sur la rivière Lys. Le nom de ce havre de paix ? Zonneschijn, c’est à dire « Rayon de soleil »… Émile Claus deviendra le précurseur du mouvement qualifié aujourd’hui de luministe et Camille Lemonnier, décidément promoteur incontournable de son œuvre, écrira à son sujet : « Il avait créé une Flandre des peintres que la peinture ignorait encore ». La seconde partie de l’après-midi affichait une teneur plus classique avec notamment une armoire quadrangulaire en placage d’ébène, ornée de panneaux de laque de Coromandel à motif de scènes palatiales (174 x 148 x 49 cm), de style Louis XVI et fabriquée au XIXe siècle. Un Paysage avec une église romaine (44,5 x 106 cm) d’Hubert Robert (1733-1808), présenté dans un cadre anglais du XIXe siècle, décrochait 19 685 €, le même résultat honorant quatre bas-reliefs en bronze (230 x 60 cm) fondus au début du XXe siècle et représentant les nymphes de la fontaine des Innocents à Paris, d’après Jean Goujon. (Dans la gazette du 8 février 2024, par Anne Doridou-Heim
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En voiture !

En voiture !

Jeudi 25 janvier à Saint-Cloud, chez Le Floc’h (M. Cazenave), les jouets miniatures anciens entraient en scène à toute allure. Produit par la maison allemande fondée par Siegfried Günthermann, un modèle de taxi coupé (l. 25 cm) de 1910, avec toit ouvrant et vitres coulissantes, roulait à 2 921 €. C’est ensuite un ensemble L. R. – les initiales données par Louis Roussy à la marque de trains- jouets qu’il a créée – pour le Rapid, d’écartement O, comprenant deux ponts, deux rampes à systèmes d’accroches, deux gares, des personnages, un hangar, un passage à niveau entre autres
qui faisait mouche à 2 794 €. (Dans la Gazette Drouot du vendredi 2 février 2024) 
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Émile Claus, « peintre du soleil »

Émile Claus, « peintre du soleil »

En 1900, le luministe belge a signé cette vue de béguinage, conservée dans la même famille depuis trois générations.

Une sensation de chaleur se dégage de ce tableau, où la juxtaposition des coups de pinceau crée des étincelles de soleil sur les feuillages et les troncs. Elles se propagent jusqu’au sol pour y chasser l’ombre. Émile Claus est décidément le maître du luminisme, variante belge de l’impressionnisme, qu’il a découvert à l’occasion de plusieurs séjours à Paris, où il a loué un atelier entre 1889 et 1892. Alors qu’il s’était fait connaître pour le réalisme quasi photographique de son Combat de coqs en Flandre, exposé dans la capitale en 1882, Claus libère son pinceau en découvrant le travail de Monet, dont il étudie la technique et les jeux chromatiques. Il est également influencé par Pissarro, Sisley et Le Sidaner, avec lequel il devient ami. Faisant sien le défi de représenter la lumière, il délaisse les sujets narratifs pour se consacrer aux paysages des Flandres, comme en témoigne cette toile de 1900, montrant un béguinage typique de son pays.
Ce terme désigne un regroupement de maisonnettes accueillant des femmes ou des hommes célibataires ou veufs ayant décidé de vivre en communauté pieuse, selon un concept né à Lièges au XIIe siècle. Le but de l’artiste n’est pas de jouer la carte du pittoresque, maisbien de mettre couleur et lumière en scène. Le même vert anime ainsi les encadrements de fenêtres, les feuilles, la mousse des troncs et l’herbe transparaissant sous les feuilles. Dans un chatoyant contraste rehaussé par le soleil, leurs rousseurs renvoient aux tons en camaïeu de la terre, et à la teinte brique des murs et des toitures.
Quatre ans après ce séduisant exercice de style, Claus est à l’initiative de la création du cercle Vie et lumière. La critique ne tarit pas d’éloges pour le chef de file du luminisme, qui connaît la consécration à cette époque.

DIMANCHE 4 FÉVRIER, SAINT-CLOUD. LE FLOC’H OVV.

Émile Claus (1849-1924), Grands arbres devant un béguinage en pays flamand, huile sur toile signée, datée «Oktober JJ» pour «Octobre 1900», 81 x 117 cm. 
Estimation : 50 000/100 000 €
Dans LA GAZETTE DROUOT N° 4 DU 26 JANVIER 2024
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Nécessaire de voyage

Nécessaire de voyage

Au XIXè siècle, il n’était pas question d’être pris au dépourvu en voyage… En témoigne ce coffret de nécessaire, en palissandre, garni de filets et de bordures en laiton, présenté entre 600 et 800 € à Saint-Cloud, le jeudi 25 (Le Floc’h OVV). Outre un miroir amovible, il contient des accessoires en cristal, vermeil et métal, comptant neuf flacons, une petite casserole, une lampe à huile, un plateau avec deux boîtes, des couverts et un tire-bouchon, mais aussi des ustensiles de couture et de toilette en métal argenté, accompagnés d’une boîte en ébène et nacre sur un second plateau. Un troisième accueille trois brosses aux manches en ébène. Les poinçons vieillard 1er et 2e titre ont été apposés ainsi que le poinçon de moyenne et grosse garantie de Paris pour 1819-1838.
(Dans la Gazette Drouot n°3 du 18 janvier 2023)
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Fermeture à partir du samedi 23 décembre après-midi au 1er janvier inclus

Fermeture à partir du samedi 23 décembre après-midi au 1er janvier inclus

La Maison de ventes Le Floc'h vous souhaite de belles fêtes de fin d'année. 

Veuillez noter que l'étude de Saint-Cloud sera fermée du samedi 23 décembre après-midi au lundi 1er janvier 2024 inclus. 

Les devis et les envois de colis sont suspendus pendant cette période et reprendront progressivement à partir du 2 janvier 2024. 

Concernant la vente en ligne se terminant le mardi 19 décembre 2023 à 14h; les demandes d'envoi et envois pour une réception avant les fêtes de fin d'année ne sont pas garantis. 
 
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Cartier New York signe une broche fleur en or jaune émaillé des années 1950

Cartier New York signe une broche fleur en or jaune émaillé des années 1950

Cette journée s’ouvre sur la mode, avec des photographies d’une collection Hermès 1964-1965, par Serge Guérin (300/600 €, voir Gazette n° 43, page 87). Pour un sac à rabat en agneau matelassé noir de Chanel, vers 1991, environ 1 900 € seront requis. Cartier New York signe une broche fleur en or jaune émaillé des années 1950, dont les pistils sont ponctués d’un diamant et de quatre saphirs (1 000/1 500 €). Vers 1984, Boucheron a réalisé une paire de clips d’oreilles en or sertis de 84 diamants, et présentant chacun un saphir taille cœur d’environ 2 ct, l’un jaune et l’autre bleu (3 000/4 000 €). Quatre grenats almandins formant une croix, soulignés d’un croisillon de diamants, rythment les maillons d’un bracelet articulé du milieu du XIXe siècle (4 000/6 000 €). Une montre de poche savonnette à répétition des quarts, en or jaune, par Breguet, résonnera autour de 3 500 €. Dans la Gazette de l'Hôtel Drouot n°44 du 8 décembre 2023. 
Vente dimanche 10 décembre 2023 à 11h et 14h. 
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Plus légers que l’air

Plus légers que l’air

Proposé online jusqu’au 30 novembre par Le Floc’h, un rare ensemble de cartes postales, divers documents et autres souvenirs photographiques racontait en
images l’aventure de l’aérostation à Saint- Cloud (voir Gazette n° 42 , page 93), du moins celle du début du XXe siècle. Car, dès l’été 1784, le parc du château avait été le lieu d’un envol guidé par les frères Robert, les concurrents directs des Montgolfier dans la course à la conquête de l’air ! Cette fois, les ballons prenaient de l’altitude à 1 333 €, sous la protection d’Alberto Santos-Dumont (1873-1932), de l’agence Rol, guetteur attentif dans la nacelle «Des deux Amériques».  Dans la Gazette de l'Hôtel Drouot n°44 du 8 décembre 2023.
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Hermès, le sport chic

Hermès, le sport chic

Destinée «à la sportive élégante», la collection hiver 1964-1965 dessinée par Serge Guérin, pour Hermès, s’inscrit parfaitement dans l’ADN de la marque. Son fondateur, Thierry Hermès, a en effet ouvert son commerce de harnachements en 1837. L’activité se diversifie avec son fils, Charles-Émile, qui se lance dans la sellerie en 1880, puis son petit-fils, Émile, inaugurant la bagagerie en 1918, prolongée par la mode qui se développe en 1929. À la suite de cette écuyère, les modèles défileront en tenues de golf, pêche, chasse, ou encore bateau, dans un album de 64 photographies argentiques en noir et blanc portant le cachet Hermès et Serge Guérin. Il sera à feuilleter entre 600 et 800 €, le dimanche 10,
à Saint-Cloud, dans une vente de bijoux et pièces de mode. Dans la Gazette de l'Hôtel Drouot n°43 du 30 novembre 2023.
 
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Aérostation à Saint-Cloud

Aérostation à Saint-Cloud

En 1901, en lieu et place de l’actuel stade des Coteaux de Saint- Cloud, s’est installé le parc à ballons de l’Aéro-Club de France, qui comptait alors pas moins de 410 membres. Hangars, machines de gonflement et ateliers de réparation permettent d’effectuer des baptêmes de l’air, mais aussi des compétitions. Proposées aux enchères sur Internet entre 300 et 400 €, jusqu’au jeudi 30 novembre (Le Floc’h OVV), pas moins de 255 cartes postales évoqueront l’aventure des pionniers de l’aérostation, engagés dans l’« encouragement à la locomotion aérienne, sous toutes ses formes et dans toutes ses applications ». Posant dans son ballon gonflé à l’hydrogène, le Brazil, l’ingénieur brésilien Alberto Santos-Dumont (1873-1932) sera leur ambassadeur. Divers documents et des souvenirs photographiques seront joints à ces archives historiques.
Dans la Gazette de l'Hôtel Drouot n°42 du 23 novembre 2023.
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Le trait savoureux de Menta

Le trait savoureux de Menta

Proposés en un seul lot moyennant 1 000 € à 1 500 €, le jeudi 30 novembre, à Saint-Cloud (Le Floc’h OVV), plus d’une centaine de dessins à l’aquarelle et à la gouache illustreront la spécialité d’Édouard John Menta (1858-1915) : les scènes de genre. La Friture, Le Gros Bêta, Premiers déboires, Noël pour tous, Joie prochaine... toutes sont titrées et racontent une histoire charmante, et certaines sont datées entre 1888 et 1902 (sujets : 18 x 12 cm en moyenne, feuillets : 50 x 31 cm). Formé à la peinture de plein air par son compatriote Barthélémy Menn, le Genevois adopte une touche libre pour ses paysages, à laquelle il associe des couleurs reflétant son intérêt pour l’impressionnisme. S’il a débuté en exposant ses œuvres dans sa ville natale, en 1874, il a vécu à Nice à partir de 1880, comme en témoignent plusieurs dessins de la vieille ville.
Dans la Gazette de l'Hôtel Drouot n°42 du 23 novembre 2023.
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LUMINEUX SIÈCLE DU DESIGN

LUMINEUX SIÈCLE DU DESIGN

Guariche et Sturtevant, deux regards différents, éclairaient le XXe siècle de leur modernité.
Le modèle de ce lampadaire, référence G23, a été créé en 1951. Il est considéré comme un jalon essentiel dans la carrière du designer Pierre Guariche car combinant une prouesse technique dans l’équilibrage des bras fabriqués en laiton et un nouvel esthétisme. Fonctionnalité de l’objet domestique et lignes épurées se mariaient pour le meilleur et pour 20 320 €. La Composition pour Dante Bernardi, une gouache de Georges Mathieu (1921-2012) de 1955 (voir Gazette n° 40, page 66), restait sur les murs de la maison de vente.
En revanche, la Peinture à haute tension (162 x 96,5 cm) réalisée en 1970 par Elaine Sturtevant (1930-2014), et rehaussée d’un néon, réalisait le joli score de 107 950 €. La démarche particulière de l’Américaine était
récompensée : elle copiait et diffusait en plusieurs exemplaires des œuvres d’artistes contemporains encore méconnus sur la scène internationale, ici Martial Raysse. Une action dont elle se justifiait par un besoin de susciter la réflexion autour de l’originalité de l’œuvre, dans le but d’inciter le spectateur à se demander si ce n’est pas la signature qui fait l’œuvre.
Sa démarche, très critiquée à l’origine, semble désormais avoir été comprise.

DIMANCHE 19 NOVEMBRE, SAINT-CLOUD. LE FLOC’H OVV.
Pierre Guariche (1926-1995), lampadaire modèle G23 à double balancier composé
de deux bras de lumière en laiton, abat-jours en tôle microperforée laquée, édition Disderot d’un modèle créé en 1951, h. 162 cm.
Adjugé : 20 320 € (frais inclus) 

Dans la Gazette de l'Hôtel Drouot n°42 du 23 novembre 2023.
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Un mouton-rothschild pour le roi

Un mouton-rothschild pour le roi

Le 20 septembre dernier, la France mettait les petits plats dans les grands pour recevoir Charles III à Versailles. À la table de ce dîner d’État, dressée dans la galerie des Glaces, a été servi un nectar que l’on pourra retrouver dans la vente de vins de Saint-Cloud, le dimanche 26 (Le Floch OVV. De Clouet) : le mouton-rothschild 2004, 1er cru de Pauillac. Il n’en coûtera que 220 à 250 € pour cette
royale bouteille (voir photo). Le bâtard- montrachet d’Olivier Leflaive faisait également partie des invités, avec son millésime 2018. À défaut de retrouver la même année, une bouteille de 2019 sera accessible entre 250 et 280 €. Il ne manquera plus qu’à cuisiner le homard et la volaille de Bresse pour rejouer ce repas d’exception. 
DIMANCHE 26 NOVEMBRE, SAINT-CLOUD. LE FLOC’H OVV.
Dans la Gazette de l'Hôtel Drouot n°41 du 17 novembre 2023.
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DE MATHIEU À STURTEVANT

DE MATHIEU À STURTEVANT

Le Français et l’Américaine ont bousculé le monde de l’art avec leur démarche anticonformiste.
Georges Mathieu a fait de l’abstraction un geste artistique et ses performances des années 1950 l’ont mis sur le devant de la scène. En 1956, il peint ainsi une toile de 12 mètres de long en 20 minutes devant près de
2 000 spectateurs médusés, grâce à quelque 800 tubes de couleurs appliquées sur la toile à l’aide de longs pinceaux et d’une échelle. Cet Hommage aux poètes du monde entier est loin d’être sa seule toile monumentale. Pour ses plus grands formats, comme La Bataille de Bouvines, réalisée deux ans plus tôt, et conservée au musée national d’Art moderne du Centre Pompidou,
il a pu compter sur son ami Dante Bernardi. Décorateur pour le cinéma, celui-ci lui a prêté son atelier des studios parisiens Pathé Cinéma, rue Marcadet, à plusieurs reprises. En remerciement, Mathieu lui a offert cette gouache de 1955, restée dans sa descendance jusqu’à aujourd’hui
(8 000/12 000 €). L’avant-garde sera également représentée par Elaine Sturtevant et sa technique mixte et néon sur toile de 1970, titrée Peinture à haute tension, réalisée en huit exemplaires d’après le travail de Martial Raysse (160 x 97 x 10 cm, 70 000/80 000 €). S’exposant à la critique en copiant des œuvres d’artistes contemporains dès les années 1960, Sturtevant a ainsi expliqué sa démarche : «Je crée des reproductions pour confronter, pour susciter la réflexion.»

Georges Mathieu (1921-2012), Composition pour Dante Bernardi, 1955, gouache sur papier grège, signée, datée et dédicacée «pour Dante Bernardi /
en toute amitié / Mathieu / 55», 50 x 63 cm à vue. Estimation : 8 000/12 000 €

DIMANCHE 19 NOVEMBRE, SAINT-CLOUD. LE FLOC’H OVV.
Dans la Gazette de l'Hôtel Drouot n°40 du 10 novembre 2023.
 
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L’Assiette anglaise

L’Assiette anglaise

Si Paris tiendra le haut du pavé avec une verseuse et une écuelle du siècle des Lumières, l’Angleterre du XIXe siècle se défendra également, grâce à cette suite de douze assiettes en vermeil (diam. 23 cm, poids 6 672 g) présentées entre 3 000 et 5 000 € à Saint-Cloud, le dimanche 12 (Le Floc’h OVV). Faisant sans doute office de blason, une licorne transpercée par une flèche figure sur leurs ailes, tandis que leurs bassins sont richement ciselés de motifs éclectiques. Certaines présentent des scènes de vie « aux Chinois », d’autres montrent des sujets galants ou des départs de chasse dans le goût médiéval, d’autres enfin figurent des putti et des paons dans des encadrements de volutes. Dans la Gazette de l'Hôtel Drouot n°39 du 3 novembre 2023.
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Reliure d’argent

Reliure d’argent

Jeudi 26 octobre à Saint-Cloud, chez Le Floc’h (M. Asvisio), un livre de cantiques luthérien de 1720, Christliches Neues Gesangbuch, s’habillait d’une reliure d’argent gravé au burin des mêmes années, une rareté témoignant de l’habileté de l’orfèvrerie strasbourgeoise de cette époque. Les plats sont ornés d’allégories bibliques – la Foi, l’Espérance, la Patience –, toutes sources de joie pour l’éternité... Autant de félicité pour un résultat de 14 605 € ! Le même après-midi s’annonçaient deux importants lots de timbres chinois de la série « Anniversaire du règne de Hsuan T’ung » de 1909, en feuilles quasi complètes. Ils étaient décollés à respectivement 31 750 et 17 780 € (M. Behr). Dans la Gazette de l'Hôtel Drouot n°40 du 10 novembre 2023.
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RÊVES DE CHINE

RÊVES DE CHINE

Composés dans le goût chinois recherché par la clientèle française de l’époque Napoléon III, ces deux candélabres brillaient de leurs six feux.
Déjà mise en lumière dans la Gazette n° 37 (page 42), cette paire de candélabres en émaux cloisonnés a su jouer de tous ses atouts pour s’illuminer d’un résultat de 50 800 €. Ces objets se trouvaient dans une vente dédiée aux arts de la Chine parce que composés de pique-cierges en cuivre à décor d’émaux cloisonnés polychromes d’époque Qing, mais en fait, ce qui en fait toute l’originalité, c’est leur monture en bronze doré, apportée par Ferdinand Barbedienne vers 1865. Ce dernier, qui a créé la principale fonderie de bronzes d’art en France en 1838, les a enrichis chacun de cinq bras de lumière, y a ajouté un paon et un dragon en équilibre et les a posés sur une base ornée de têtes d’éléphant, dans un style qu’il imagine purement chinois. Il est amusant de noter que c’est la naissance du japonisme, en particulier avec l’Exposition universelle de Paris de 1867, qui remit au jour le goût des chinoiseries, l’époque aimant l’ailleurs et tout l’exotisme qu’il véhiculait, sans trop de discernement...

Ferdinand Barbedienne (1810-1892), paire de candélabres formés de pique-cierges chinois d’époque Qing en cuivre à décor d’émaux cloisonnés polychromes à fond bleu, montures en bronze doré vers 1865, cinq bras de lumière à six feux, le fût orné d’un dragon et d’un paon, la base de quatre têtes d’éléphant, signés «F. Barbedienne», h. 92, diam. 37 cm. Adjugé : 50 800 € le jeudi 26 octobre à Saint-Cloud. Expert : cabinet Cédric HENON. 
Dans la Gazette de l'Hôtel Drouot n°40 du 10 novembre 2023.
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GRAVÉE AU BURIN

GRAVÉE AU BURIN

Habillant un livre de cantiques luthérien de 1720, cette reliure d’argent témoigne de l’apogée de l’orfèvrerie strasbourgeoise.
«Les reliures en argent anciennes, soit avant le XIXe siècle, sont déjà rares en soit, mais elles sont généralement à décor en repoussé, en haut relief. Celle-ci se distingue par son décor entièrement réalisé au burin, à la gravure particulièrement fine couvrant les plats et le dos», s’émerveille l’expert de ce bijou de bibliophilie, Nicolas Asvisio. Paré de rinceaux feuillagés, de fleurettes et d’une tête d’angelot, chaque plat est centré d’un médaillon accueillant une allégorie biblique sur fond strié, entourée d’une inscription décryptant la scène représentée. Montrant une mère prenant soin de ses enfants, le premier illustre la force de la foi se manifestant à travers les bonnes œuvres, tandis que le second met en scène la patience et l’espoir, sources de joie pour l’éternité. Bien que non poinçonnée, cette reliure a vraisemblablement été façonnée à Strasbourg vers 1720, conjointement à l’édition du Gesangbuch, qu’elle protège. Un recueil de cantiques dû à Martin Luther, dont les psaumes ont été traduits en allemand, versifiés et mis en musique pour être chantés par les fidèles. De 1724 à 1881, chaque propriétaire a inscrit son nom sur son premier feuillet. Sa superbe reliure est à rapprocher de celle d’un livre de cantiques également réalisé par Johannes Beck dans le deuxième quart du XVIIIe siècle, en argent partiellement doré, ajouré et ciselé, conservé au sein de la collection de reliures en argent du musée des Arts décoratifs de Strasbourg. Dans la Gazette de l'Hôtel Drouot n°37 du 23 octobre 2023.

Martin Luther (1483-1546), Christliches Neues Gesangbuch, [relié à la suite] Christliches Geberbuchlein, Strasbourg, Johannes Beck, 1720, grand in-16 illustré d’une vue de Strasbourg en double page en frontispice et de huit gravures hors texte, reliure en argent et vermeil gravé, 13,5x8cm.
Estimation : 3 000/5 000 € JEUDI 26 OCTOBRE, SAINT-CLOUD. LE FLOC’H OVV. M. ASVISIO.
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L’art du réemploi par Barbedienne

L’art du réemploi par Barbedienne

Ces candélabres du bronzier d’art sont dignes du Musée chinois de l’impératrice Eugénie, ouvert en 1863.
Dès la fin du règne de Louis XIV, la France a développé un goût pour l’exotisme qui ne s’est jamais démenti. Importés d’Asie et transformés par les meilleurs artisans du pays, les objets montés sont caractéristiques de cet engouement et de ce mariage de deux cultures. Alors que de riches commanditaires ont longtemps été à l’origine de cette production, ce sont des artistes en quête de modes d’expression différents qui ont été les pres- cripteurs d’un goût nouveau, dans les dernières décennies du XIXe siècle. L’ouverture forcée du Japon, en 1853, et les Expositions universelles qui se sont succédé ont provoqué un afflux inégalé d’objets représentant autant de sources d’inspiration. Installé comme bronzier d’art en 1839, Ferdinand Barbedienne a participé à cette révolution du regard en créant de nombreux objets d’ameublement de style chinois, en particulier à partir de 1855, à la suite de son association avec l’ornemaniste Louis-Constant Sévin. Il a ainsi réalisé le lustre trônant dans le Musée chinois de l’impéra- trice Eugénie, au château de Fontainebleau, dont le cœur est un couvercle de brûle-parfums chinois en émail cloisonné. Y figure également un grand vase rituel dans le même matériau, provenant de l’ancien palais d’Été de Pékin, mis à sac en 1860, sur lequel a été ajouté un bouquet de lumières en bronze doré trois ans plus tard. Barbedienne a suivi le même principe pour cette fastueuse paire de candélabres. Dans la Gazette de l'Hôtel Drouot n°37 du 23 octobre 2023.


Ferdinand Barbedienne (1810-1892), paire de candélabres formés
de pique-cierges chinois d’époque Qing en cuivre à décor d’émaux cloisonnés polychromes à fond bleu, montures en bronze doré vers 1865, cinq bras de lumières à six feux, le fût orné de dragons et de paons, la base de quatre têtes d’éléphants, signés « F. Barbedienne », 92 x 37 cm. Estimation : 10 000/15 000 € JEUDI 26 OCTOBRE, SAINT-CLOUD. LE FLOC’H OVV. M. HÉNON.

 
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Et au milieu... coulait une rivière de diamants sertie par la maison Boucheron suivie d’autres créations charriant les pierres et les perles.

Et au milieu... coulait une rivière de diamants sertie par la maison Boucheron suivie d’autres créations charriant les pierres et les perles.

Cette troisième dispersion poursuivait en beauté – et en préciosité – les ventes de la collection de M. G., débutées en mars dernier (voir Gazette n° 9 page 54 et n° 12 page 74). Après les montres, boutons de manchettes et stylos suivis de l’argenterie, c’était donc au tour des bijoux. L’amateur avait réuni un écrin riche de quelques pépites : des pièces de créa- teur à l’image de la broche en or jaune à Têtes de paons de René Boivin présentant une perle baroque et un cabochon d’opale (voir Gazette n° 35 page 59), décrochée à 31 750 €, et beaucoup d’autres orne- ments jouant des éclats du diamant. De la maison Boucheron, ce bracelet rivière en platine et or gris alignait ses quarante pierres de taille carrée d’environ 0,40 à 0,50 ct chacune à 45 720 €, alors que de la même maison, un autre modèle, celui-ci à large maille géométrisée sertie de 304 diamants de tailles ancienne et baguette, alternés de quatre aigues- marines (l. 17,6 cm, poids brut 58,6 g), se refermait sur 43 180 €. Dans la Gazette de l'Hôtel Drouot n°37 du 23 octobre 2023.
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Plusieurs surprises émaillaient cette vente dominicale dédiée au XVIIIe siècle et à ses créations mobilières.

Plusieurs surprises émaillaient cette vente dominicale dédiée au XVIIIe siècle et à ses créations mobilières.

L’enchère la plus élevée, 50 800 €, revenait à cette écuelle ronde et son plateau ovale en porcelaine tendre de Sèvres. Il s’agit d’une pièce de la seconde grandeur à décor polychrome en réserve sur fond bleu de scènes pastorales. Les noms des doreurs sont connus, soit Leguay et Vandé, de même que celui du peintre, Charles-Nicolas Dodin (1734-1804). Selon toute vraisemblance, cette écuelle est celle qui fut vendue par la manufacture le 23 octobre 1773 et livrée à Madame Dumesnil pour la somme de 300 livres. À titre de comparaison, selon des registres d’époque, le prix payé pour un fermage comprenant maison, grange, étable et prés était de 100 livres par an !
Quatre pièces provenaient de l’ancienne collection de Bernard Dillée (1906-1976), fondateur du cabinet d’expertise homonyme, repris par ses fils et petit-fils. Elles témoignent du goût de ce grand connaisseur pour le XVIIIe siècle, dont il vantait dans un entretien «tout le charme poussé à son degré de perfection» (Le Journal des collectionneurs et les chercheurs de curiosités, 1956). La pendule-cartonnier (voir Gazette n° 34, page 54) attribuée à Charles Cressent (1685-1768) et portant le poinçon au «C» couronné attestant de son époque de fabrication – entre 1745 et 1749 – recevait 43 815 €, 22 860 € allant à un cartonnier en placage de bois de rose et de violette (143 x 78 x 36 cm) vers 1760-1770, estampillé du précurseur du néoclassicisme français Pierre Garnier (vers 1726-1800), tandis que 15 240 € revenaient à un bureau galbé toutes faces en placage de bois de rose
(78 x 178 x 91 cm), ce dernier de Mathieu Criaerd (1689-1776) et d’époque Louis XV.
Manufacture royale de Sèvres, écuelle ronde couverte et son plateau ovale en porcelaine tendre de la deuxième grandeur, à décor polychrome de scènes champêtres dans des réserves sur fond bleu, lettre-date « U » pour 1773, marque du peintre Charles-Nicolas Dodin, l. du plateau 22,5 cm. Adjugé : 50 800 € (frais inclus)
Dans la Gazette de l'Hôtel Drouot n°36 du 13 octobre 2023. 
 
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DES BIJOUX QUI ONT UNE ÂME

DES BIJOUX QUI ONT UNE ÂME

Cette broche de René Boivin illustre l’originalité de la collection de G., fin connaisseur de la joaillerie.
En mars dernier étaient dispersés les montres, boutons de manchettes et stylos de monsieur G. (voir Gazette n° 9, page 54), avant que ses pièces d’argenterie ne prennent le relais les mois suivants (n° 12, page 74).
C’est aujourd’hui le tour de ses bijoux et boîtes de beauté, composant un catalogue de presque 300 lots. Ne recherchant pas le prestige, mais plutôt la beauté d’une gemme, la délicatesse d’un travail, le style caractéristique aussi bien que le motif anecdotique, il a chiné les parures des ateliers, travaillant pour les plus grands joailliers. René Boivin a ainsi intégré son écrin avec cette broche de 1909, dont le dessin, figurant dans le livre de stock du créateur, a été reproduit dans l’ouvrage de Françoise Cailles, René Boivin joaillier, publié aux éditions de l’Amateur. Elle est emblématique de l’art nouveau à plus d’un titre.
Le paon figure parmi les animaux de prédilection des artistes du tournant du XXe siècle. Son symbolisme, d’une grande richesse tant en Occident qu’en Asie, se teinte d’exotisme, et l’associe à la femme fatale. Les couleurs fondues dans l’opale composent un chatoyant écho à la somptuosité de son plumage, tandis que la perle disputée par les deux oiseaux constitue elle aussi un support pour l’imaginaire. De forme baroque, elle représente un trésor de la nature, élevé au rang d’œuvre d’art par les plus romantiques. Dans la Gazette de l'Hôtel Drouot n°35 du 6 octobre 2023.

René Boivin, broche « têtes de paons » en or jaune, perle baroque, diamants taille brillant sur platine, fleurs et feuilles de chardon ciselées et émaillées vert en plique-à-jour, cabochon d’opale en pampille, numérotée 2783, poinçon de maître orfèvre
«Sté RB serpent», 5,8 x 5,1 cm, poids brut 30,1 g. Estimation : 5 000/7 000 €
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ATTRIBUÉE À L’ÉBÉNISTE DU RÉGENT

ATTRIBUÉE À L’ÉBÉNISTE DU RÉGENT

Donnée à Charles Cressent, cette pendule a appartenu à la collection de l’expert Bernard Dillée.
Destinée à être posée sur un cartonnier, cette pendule, dont la présence du poinçon de qualité au «C» couronné – apposé sur les bronzes entre 1745 et 1749 – indique la période de fabrication, ne manquera pas d’attirer le regard des spécialistes. Comme trois autres lots présentés, elle a appartenu à la collection de Bernard Dillée, expert en mobilier  et objets d’art à l’Hôtel Drouot à partir des années 1920, dont la passion a suscité la vocation de son fils et de son petit-fils. Affichant encore la séduction du style rocaille, ce modèle est à rapprocher d’une pendule du palais royal de Gênes – conservée au palais du Quirinal, à Rome –, tant par sa typologie et sa facture que par la signature de son cadran, dû à Jean-Baptiste Baillon. L’horloger a régulièrement collaboré avec Charles Cressent, auquel cette pièce est attribuée. Sa formation de sculpteur lui a permis d’exercer conjointement les professions d’ébéniste et de bronzier au grand dam de ces derniers, auxquels la qualité de ses fontes et de ses ciselures faisait concurrence. Lui aussi d’époque Transition, un cartonnier marqueté de bois de violette, estampillé par l’un des promoteurs du style «à la grecque», Pierre Garnier, est à prendre également en considération. Il pourrait s’agir du modèle présenté à l’exposition «Grands ébénistes et menuisiers parisiens du XVIIIe siècle, 1740-1790», présentée au musée des Arts décoratifs en 1955-1956. Dans la Gazette de l'Hôtel Drouot n°34 du 29 septembre 2023. 
 
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QUATRES PIECES PROVENANT DE LA COLLECTION DE BERNARD DILLE (1906-1976)

QUATRES PIECES PROVENANT DE LA COLLECTION DE BERNARD DILLE (1906-1976)

Le Portrait de François Carel immortalisé par Nicolas de Largillière vers 1690 (30 000/50 000 €) donnera le ton du dimanche 8 à Saint- Cloud. Cette vente classique mettra également en avant du mobilier du XVIIIe siècle ayant appartenu à Bernard Dillée : un bureau plat estampillé Criaerd et une pendule de cartonnier, dont la caisse est attribuée à Charles Cressent, mais aussi un cartonnier d’époque Transition, estampillé Pierre Garnier (de 10 000 à 15 000 €). Ce dernier est sans doute celui présenté au musée des Arts décoratifs en 1955-1956, lors de l’exposition « Grands ébénistes et menuisiers parisiens du XVIIIe siècle, 1740-1790 ». Dans la Gazette de l'Hôtel Drouot n°29 du 21 juillet 2023.
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CHRISTIAN DIOR. Paire de bottines en toile de Jouy.

CHRISTIAN DIOR. Paire de bottines en toile de Jouy.

C’est avec une paire de bottines en toile de Jouy aux pieds, créées vers 2018 par Christian Dior, la taille parée d’une ceinture Chanel à deux rangs de perles fantaisies noires et blanches centrée d’un double C en métal argenté, et les épaulées réchauffées par une étole en cachemire et soie «Kosmima» de la maison Hermès dessinant des bijoux d’or, de corail et de turquoise sur fond noir, que les passionnées de griffes de mode pourront repartir de cette vente (autour de 500 € chacun). Yves Saint Laurent, Gucci ou Fendi signeront les escarpins, et les vêtements seront assortis de tenues de plage. La maroquinerie sera sous les projecteurs avec sept sacs «Kelly» emmenés par un modèle de 32 cm sellier en cuir de crocodile (8 000/12 000 €), mais aussi un «Lady Dior» en cuir verni, ou encore un «Grand Shopping» et un «Timeless» de Chanel (de 1 000 à 4 000 €). Quelque 25 articles représenteront Louis Vuitton, à l’image d’une malle en bois gainé de toile enduite Monogram imprimée au pochoir (3 000/5 000 €). 45 stylos auront le dernier mot. Avec son corps en laque bleu à décor d’abeilles dorées, un stylo-plume Montblanc de la série «Patron of Art» rendra hommage à Napoléon Bonaparte (2 200/2 500 €).
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AUGUSTE POINTE SON NEZ

AUGUSTE POINTE SON NEZ

anti d’une patine moderne, le sage empereur de la grande Rome recevait un résultat le rapprochant de l’époque de son règne. Cette tête en marbre blanc, fixant le portrait de l’empereur Auguste coiffé de mèches courtes et ondulées, était donnée par l’expert comme étant du XIXe siècle, et une analyse scientifique menée par le CIRAM concluait dans son rapport à une patine artificielle moderne. L’œuvre provenait de la collection de Paul A. (1899-1976), en son temps directeur de la chalcographie du Louvre et fondateur puis président des Presses universitaires de France. Un gage de sérieux. ll s’agirait du lot 470 de la succession de M. Enkiri, antiquaire, dispersée à Drouot le 15 janvier 1937. Ceci plus cela, la sculpture, posée sur un socle en bois précieux signé de Kichizo Inagaki, était finalement emportée à 162 500 €.
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Bernard par Anquetin

Bernard par Anquetin



Le portrait d’Émile Bernard apparaissait sous les pastels de Louis Anquetin (1861-1932) dimanche 16 avril, chez Le Floc’h.
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Zao Wou-ki, souvenir de 1951

Zao Wou-ki, souvenir de 1951

Rejetant la codification de l’art traditionnel chinois, le peintre a souhaité renouer avec l’imagination et l’inattendu.
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Harcourt version dorée

Harcourt version dorée


Les arts de la table prenaient place à Saint-Cloud, chez Le Floc’h, dimanche 2 avril.
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Georg Jensen sera à l'honneur ce week-end!

Georg Jensen sera à l'honneur ce week-end!

L'orfèvre danois Georg Jensen (1866-1935) sera à l'honneur ce week-end!
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LA MONTRE NITON, UNE RARETÉ HORS DU TEMPS

LA MONTRE NITON, UNE RARETÉ HORS DU TEMPS

Ce garde-temps genevois des années 1920 fait partie de la collection d’un amateur de pièces rares.
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De Thomire à Zao Wou-ki

De Thomire à Zao Wou-ki


Pierre-Philippe Thomire (1751-1833), paire de surtouts de table en bronze ciselé et doré, présentant trois putti ailés supportant une coupe ajourée de palmettes alternées de flèches, reposant sur une base cylindrique, signé «Thomire à Paris» sur l’un, h. 48, diam. 22 cm.
 
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Charme d’hier

Charme d’hier


Présenté le jeudi 2 février, à Saint-Cloud, par Le Floc’h, ce portrait de Marie Lambert âgée de 19 ans, titré Jeune femme coiffée de nattes (20 x 15 cm), était fixé par Fernand Lematte (1850-1929), récipiendaire du prix de Rome en 1870.
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Zao Wou-ki et la poésie de l’encre

Zao Wou-ki et la poésie de l’encre


Des bateaux en perdition émergent de l’océan avec lequel ils font corps, dans un vibrant instant suspendu.
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