CICÉRON. Opera omnia. S.l., apud Pedrum Santandreanum, 1577. - Lot 19

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CICÉRON. Opera omnia. S.l., apud Pedrum Santandreanum, 1577. - Lot 19
CICÉRON. Opera omnia. S.l., apud Pedrum Santandreanum, 1577. 4 tomes en 2 volumes in-folio, édition avec les commentaires et annotations de Denis Lambin. Reliure plein maroquin brun d'époque, les plats très richement ornés, le premier plat à décor de semis de marguerites à enroulements et fleurons, médaillons figurant le portrait de Marguerite de Navarre de profil encadrant un médaillon central rehaussé de cire blanche et bleue et entouré de rinceaux de cire noire sur fond azuré, figurant un soleil rayonnant, coquilles aux écoinçons, encadrement de filets dorés, frises de fleurons, frise de rinceaux et fers azurés aux écoinçons, le second plat à décor similaire, à semis de fleurons uniquement, le médaillon central encadré de fermesses et à la chaîne de Navarre dorée sur fond rouge, dos orné à 5 nerfs, les caissons à semis de fleurons et fleuron central, nerfs rehaussés, toutes tranches dorées. Ex-libris Josy Mazodier et "ex-musaeo L. Double" LE CICÉRON DE LA REINE MARGOT : Exceptionnel exemplaire aux emblèmes de Marguerite de Valois, fille d’Henri II et de Catherine de Médicis, épouse d’Henri IV, reine de France, surnommée la Reine Margot, provenant de sa bibliothèque. La Reine Margot fut considérée par ses contemporains, puis par les historiens et les bibliophiles, comme l’une des femmes les plus lettrées de son temps, ayant réuni l’une des plus riches et des plus prestigieuses bibliothèques de l’époque, rivalisant avec celles de ses frères ou du Roi. Pour Quentin-Bauchard, auteur des Femmes bibliophiles de France, elle est “la femme qui a traversé avec le plus d’éclat ce siècle étrange, après Diane de Poitiers”. Comme le relève Brantôme, « elle estoit fort curieuse de recouvrer tous les beaux livres nouveaux qui se composoient tant en lettres sainctes qu’humaines ». Sa bibliothèque est relativement bien connue, notamment grâce à l’inventaire après-décès de la Reine, établi par les notaires Me Pierre Guillard et Me Raoul Bontemps, le lundi 30 mars 1615, en présence des commissaires Rieux, Arnauld, de Marillac et de Flesselles, prisée par Pierre Le Vasseur avec l’aide de Gilles Robineau, libraire, et retranscrit par Marie-Noëlle Baudouin-Matuszek en 2007. Notre ouvrage se retrouve sous la quatrième référence de l’inventaire : “Opera Ciceronea, Lambini, Folio, deux volumes, couvert de maroquin doré, prisé dix livres t.” L'ouvrage est alors considéré comme l'un des plus précieux de la Bibliothèque, l'un des 6 numéros sur les 281 que compte l’inventaire, à être prisés plus de 10 livres (avec l’Histoire générale d'Angleterre, Escosse et Irlande de Du Chesne, 1614, 12 livres ; les 4 volumes d'Androuet du Cerceau, prisés ensemble 12 livres ; la bibliothèque de Vignier en 3 volumes, prisés ensemble 25 livres ; L'estat de l'Eglise de Du Préau, 10 livres et les Oeuvres de Platon publiées chez Estienne en 3 volumes, 12 livres pour l’ensemble). Dans son census de 2017 (addenda 2021), Nicolas Ducimetière énumère 26 ouvrages identifiés à ce jour comme provenant de la bibliothèque de la Reine Margot. Il semble tous découler d’un même type, dit du “fer au soleil”, à filets d’encadrement, coquilles aux écoinçons et soleil rayonnant central, parfois souriant, parfois orné d’un oeil. Un autre type est toutefois décrit par Marie-Noëlle Baudouin Matuszek, “un second type d’ornement est le semé, soit de fleur de lys, soit du chiffre de la reine, soit de marguerites (une seule occurrence connue, le Recueil des prophéties de Sainte Brigide”. Notre exemplaire, au décor de semé de marguerites, est donc l’un des deux seuls actuellement identifiés parmi les ouvrages subsistants. Le fer à la marguerite est lui-même extrêmement rare, mais se retrouve par exemple en tant qu' ornement central des caissons sur l’exemplaire des Commentaires hiéroglyphiques de Valeriano conservé à la bibliothèque municipale de Melun. La reliure est d’autant plus remarquable qu’elle réunit un grand nombre des caractéristiques majeures de l’ornement des reliures de luxe du XVIe siècle, à savoir les fonds azurés, le semé, les portraits, les médaillons et les rehauts à la cire. En tête du premier volume est placée une lettre du libraire François, datée de 1862, actant la vente de l’ouvrage au célèbre collectionneur Léopold Double. Les deux volumes se retrouvent dans le catalogue de la vente de sa collection en 1881, au n°51 de la partie consacrée aux Livres, déjà identifié comme ayant appartenu à Marguerite de Navarre et décrit comme revêtu d’une “très curieuse reliure”. Ils sont également cités par Quentin-Bauchart (n°17 p.151) qui identifie bien l’exemplaire comme celui de Léopold Double, puis par Marie-Noëlle Baudouin Matuszek “elle a Cicéron dans l’édition donnée par Denis Lambin, couverte de maroquin doré”, dont e
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